Que de violence...
Hello children. Comment se battre avec un groupe de rappeurs, réaliser une pub pour Tahiti douche, choper une broncho pneumopathie aiguë pour la deuxième fois en un mois, le tout en un weekend ? Et bien, en fait ce n’est pas vraiment compliqué.. Tout a débuté un vendredi 21 avril aux alentours de 18h à la Défense. A 18h 30 , je décide de bouger du taf pour entamer mon weekend alccolique dans les bars huppés de la capitale..mais avant cela, repassage nécessaire par la case maison pour récupérer titine et changer de fringues. En arrivant sur le quai, le nombre de voyageurs en attente sur le quai me fait comprendre que je ne suis pas parti… Un mec s’est jeté sur la voie (déjà, se jeter sous un train se trouve pas ça cool, mais alors le faire le vendredi soir, c’est carrément abusé ! Si vous voulez vous balancer sur les rails, faites le quand les cheminots sont en grèves…). Alors forcément si il y a un endroit dans la région parisienne où ça doit boucher, c’est pour rentrer chez moi..Bref, je compatis et me dis qu’au moins, moi je suis alive et que je peux poirotter un peu.. Par contre au bout d’une heure et demi sur le quai, je commence vraiment à me dire que vu le nombre de mecs devant moi, je ne suis pas rentré ( on aurait dit une chanson qui ne demande qu’à être télechargée et qui est en bas de la file d’attente…genre une chanson de Lorie sur un serveur néométal..). Un groupe de rappeurs d’une vingtaine d’année se pose sur le quai avec la légendaire démarche impulsive jambes tendues, main dans les poches, tête dans les épaules et sous la capuche.. En fait ils marchent un peu comme des pingouins je trouve. (enfin comme des manchots..). Je décide de prendre un RER direction st Germain, suivi d’un bus. Arrivé à St Ger, je me retrouve sur le quai à attendre les bus. Autour de moi quelques centaines de travailleurs en colère, et ne cherchant qu’à rentrer dans le fameux n°5 ou n°24 reliant le centre ville à Poissy. Arrive le n°5. En trente secondes le bus est pris d’assaut, pire qu’un un camion de la croix rouge en Somalie !! J’impose mon style pour arriver devant la porte quand soudain, boum ! Le mec à ma droite se prend un direct de l’un des rappeurs. Je me dis forcément en écoutant Papa Pingouin sur mon Mp3 que ce n’est pas une musique propice à la baston..aussi, je le débranche et me prépare à mettre en application ces longues heures passées à souffrir dans les dojos à répéter ces gestes de contre attaque en cas d’agression..Les rappeurs entrent dans le bus déjà plein, et au moment où je tente de rentrer, les mains accrochés aux cotés de la porte du bus pour y monter, je me prends un coup de Nike Air au niveau de la hanche qui me sort du bus. Les portes se ferment et l’auteur de ce geste au combien amical poursuivra son élégance jusqu’à me tendre son troisième doigt ponctué d’une phrase en arabe que j’ai cru reconnaître sur ces lèvres, me demandant d’aller niqu… ma maman.. Bref, pas hyper sympa le rap.. Je parviens à choper un deuxième bus, vide de pingouins celui là. Je rentre chez moi, énervé comme pas possible à 21h soit deux heures et demi après mon départ..