Soirée tapas...
Cher tous,
J’ai oublié de vous raconter un événement énorme, l’anniversaire de mon ex boss qui a eu lieu il y a 10 jours…
Rendez vous 19h30 rue Rougemont dans le 9e, dans un bar basque, le pakito. Ambiance espagnole, tapas, bière, vin, bref tout ce que j’aime !
J’arrive avec titine vers 18h50, et je me gare juste devant la porte. Personne . Je me dis que c’est peut être fermé et que je devrais prévenir les autres mais malheureusement j’ai oublié mes deux téléphones (Un téléphone, c’est bien , mais mes clients japonais me coûtaient trop chers… ). Quitte à ne rien faire, autant ne rien faire en lisant quelque chose d’intéressant ! J’hésite entre la loi Robien sur les logements neufs, et la BD « Rendre le massage plus sensuel », qu’on a acheté à mon boss…Je regarde vite fait à gauche , puis à droite, histoire de voir le style de personnes présentes dans la rue… Un groupe de mecs en costume, genre conseil d’administation de Bloomberg… Ok ! J’ouvre la fenêtre, je mets Bfm, et je sors mes docs sur la loi Robien, le mecs passent à coté , un peu intrigués, genre « C’est beau la jeunesse d’aujourd’hui, 24 ans en Bm, à écouter la bourse à la radio, et à lire du Besson et du Demessine… ». Une fois le groupe de Bill Gates derrière moi, je zappe sur Kamaro, je reprends mon bouquin de massage, et je lis 10 minutes. Mon boss arrive enfin, on rentre dans le bar à tapas, où le patron nous reçoit comme tout basque se respectant :
« Ola !!! pas vous !! la dernière fois vous avez tout bu !!! ». On se regarde avec mon boss, très surpris, « qui nous ? Pas possible ». On commande 3 bières, mais voyant des amis arrivés, on rectifie la commande en demandant 3 litres.
La soirée commence bien, vers 20h30, on était une vingtaine. Dans ce genre de situation, on est obligé de trouver une position stratégique. Il faut être près du bar, sur un tabouret, près des wc, de la sortie, du cendrier, et des personnes que l’on apprécie : vous m’avez compris, c’est impossible ! Alors quitte à faire un choix, on oublie les potes, on oublie les chiottes, et on garde la bouffe, et le cendar.. Ce qui est bien dans ce genre de soirée, c’est que tout le monde commande à graille, et qu’on paye à la fin en divisant la note, ce qui fait qu’en gros, tu bouffes ce que tu veux, et à la fin, tu donnes ce que tu veux.. J’attaque le jambon cru, la saucisse confite, les tortillas, un peu de saumon, quand soudain une copine de mon boss arrive. Elle vient me dire bonjour ( je l’avais déjà vu une fois..). On parle 5 minutes, et elle me dit « attends je reviens ». Je réponds « pas de problème, il reste à manger, donc je bouge pas de là ! »
Une demi heure plus tard, elle me fait de grands signes en me disant « Vite !!Viens voir ! » Pensant qu’un plat que je n’avais pas encore goûté était arrivé de l’autre coté du bar, je prend mon élan, je saute de mon tabouret, j’attrape ma fourchette, et tel Mitch Bucchanan, dans « Alerte au Malibu », je cours à la « rescue » du plat inconnu. ( Comment on dit « rescue » en français ?, j’ai pas l’habitude.. Well don’t care about it …). Donc je bouscule quelques autochtones habitués des lieux, et j’arrive enfin devant la fille. Elle me dit « Comme tu es célibataire, j’ai appelé une copine qui est seule, il faut que je te la présente ! » Je réfléchis dix secondes, et je me rends compte que je sens le thon cru, et que j’ai un morceau de friture sur les lunettes, déjà je le sens pas bien. La fille arrive, 29 ans, 1m68, typée espagnole (j’ai vraiment du pot avec les hispaniques ! ). On se fait la bise, et à peine avait on fini de se présenter que l'ami de mon boss me dit à l’oreille hyper discrètement ! « alors !!! elle te plait !!!!je lui ai dit que tu étais mature, et très gentil !! » . Ok ! l’espagnole me regarde et demande « On va discouter ? », bizarrement, ça m’a rappelé l’épisode au duplex avec Elisa…Je me dis bon .. On va s’asseoir, et elle commande un énorme pain bagnat ! C’est impressionnant la facilité que les filles ont à trouver mon point faible !! On commence à parler, elle me regarde dans les yeux… Je la regarde dans l’assiette…et me demande si je veux goûter ? Je vais vous surprendre, mais en tant que cool, je répondis « non merci, ta sollicitude me touche énormément mais je ne mange pas entre les repas ! » On était tous les deux, alors personne ne pouvait me traiter de menteur ! Elle me dit « c’est rare les hommes qui ont un équilibre dans leur alimentation ». Je me sens flatté, et je me dis que je peux vraiment lui faire gober n’importe quoi. Je lui demande ce qu’elle fait dans la vie, et là, surprise, elle me donne une réponse qui aurait du être la mienne : « Jé soui danseuse ! ». Je réponds « Ouaihh, ça c’est un métier cool ! ». Je lui réponds que je suis prof de rock, que la danse est une véritable passion…et blablabla… On entre dans un débat sur la sensualité, sur la chaude complicité naissant de la fusion de ces deux corps dans la parfaite harmonie de la salsa,…
Lorsque je vois ses yeux pétillant de joie, à l’idée que quelqu’un puisse exactement penser comme elle, je me dis « Nico, fais gaffe, c’est elle qui va te bouffer ! ». Alors je tente le tout pour le tout afin de casser cet atmosphère romantique ( Elle ne me plaisait pas, et elle était trop entreprenante ). J’avais remarqué que son parfum était un peu écœurant (un peu comme le tien Karine ! Non, je déconne ! Le tien est pire ! Non, je re déconne, je l’aime bien..), bref, elle avait un parfum un peu trop sucré. Ayant reconnu son parfum que je ne citerai pas de peur que l’une d’entre vous le porte, je lui demande, « Ton parfum, ce ne serait pas T….. ? »
Elle me dit « si comment sais tou ? », je lui réponds sans hésiter « ma grand mère a le même. » A la seconde, ses yeux ont changé d’expression, et elle a commencé à faire style je suis vexé, et au bout de cinq minutes, j’en avais marre ! donc je me suis levé en disant que je devais aller aux toilettes, et je ne suis pas revenu. Entre temps arrive la fille à l’herpès ( souvenez vous, celle qui voulait me filer ses frittes !!). En la voyant, j’ai pensé d’abord « tiens, elle a plus l’herpès » , et ensuite « Hoho, elle a commandé des calamars ! ». Je me rapproche d’elle, en me disant que cette fois, rien ne m’empêche de piocher dans son assiette ! On a discuté une demi heure, et offert les cadeaux à Nico ( mon boss ). Vers minuit, tout le monde était bourré, moi pas du tout ( je conduisais, donc j’ai arrêté de boire vers 23h30, normal…), alors je suis parti…
Je vous fais des poutous! Ce soir j'ai tournoi de pétanque, je vous raconterai, je pari que je vais me retrouver dans l'équipe de Jacqueline ...