Backlash..
Hello tout le monde…Cette première semaine professionnelle ne commence pas vraiment bien.. C’est à peine la rentrée des classes que j’ai l’impression que mon prof principal veut déjà me faire redoubler…(en considérant que je suis passé en classe supérieure..ce dont je doute fortement compte tenu du niveau de mes responsabilités…). Tout le monde ou presque est de retour de vacances avec son lot de petites histoires à raconter, les campings de la côte basque, les ferias de Bayonne, la visite des pays scandinaves, la semaine à Barcelone…bref des petits moments de purs bonheur, qui arrivent une ou deux fois dans l’année, et que l’on ne savoure pas assez une fois sur place… Je me souviens de ces soirées passées parmi les gitans à chanter, les doigts dansant sur une vieille guitare autour d’un feu éclairant les caravanes.. , Ces journées à nager dans l’eau transparente de la Polynésie, à faire la course avec des tortues, dans un silence tellement apaisant.., On se rend vite compte à quel point la négociation d’un floor down and out à prime remboursable est bien peu de choses…sans parler du peu d’intérêt du crédit in fine ( que d’esprit…). Bref toutes ces prises de têtes quotidiennes sont bien peu de choses à coté de la beautiful life, celle dont on se remémore les moindres instants, celle qui nous fait sourire et penser « vivement l’année prochaine ! ». Je n’ai pas le souvenir d’avoir ressenti ce sentiment de bien-être, d’apaisement que nous procure la nature et ces paysages, dans le milieu professionnel…Comment éprouver cette sensation de plenitude que procure le surf ? Dans une rame métro ? Et l’extase des ballades à cheval ? Sur le périph ?
Non..je ne vois vraiment pas comment on peut tripper dans cette ville sombre, où l’atmosphère pue la déprime quand ce n’est pas la pisse. Les pigeons ne sont plus des oiseaux mais de véritables rats volants, venant se battre à vos pieds pour un morceau de nerf tombés d’un kebab.. Ce n’est plus le chant des cigales, l’odeur de la lavande et le goût de la mauresque, mais la plainte du RER, l’odeur des égouts, et les effluves du Macdo…Les entreprises puent le fric, ceux qui en sortent sont simplement puant. Sans parler du spectacle qu’est celui d’une région où les cheminées ont laissé place aux cités…Enfin…ça ne me donne vraiment pas envie de m’éterniser ici…