Cool Boarder...
Hello tout le monde,
Ca y est , I am de retour dans la dure réalité… Après huit jours de bonheur parfait à rider de la puff, à boire de la bière et à manger de la raclette, je redécouvre les joies de la merde de pigeon mélangée à l’odeur de pisse du métro parisien. Pour faire un bref résumé de ces vacances de ouf, commençons par le commencement. Départ du boulot vendredi 3mars, 16h30. Arrivé chez moi, Lolo m’attend habillé comme Jean Claude Dusse, avec sa combi, ses lunettes, et son bonnet, il ne manque que les pompes de ski.. Je choppe ma board, mes fringues de cool, une pochette de skeuds, et c’est parti. Une heure plus tard, on récupère Ber. On prend la route direction Grenoble. Au bout de dix minutes, tous les sujets de conversation plus ou moins sérieux ont été traités…( meufs, foot, voitures). Il ne manquait que les bières.. Et comme , il ne faut jamais partir les mains vides, le choppe le pack de binouzes planqué derrière les pompes de ski, et on commence l’apéro. Six heures après, on entame une montée sur Chamrousse, digne d’un championnat du monde WRC, frein à main sur la neige, travers dans les virages…
Arrivés dans le loft ( pour ne pas dire Manoir), une coupure d’électricité nous oblige à nous transformer en Mac Gyver pendant une heure avant de se retrouver à quatre pattes en train de déneiger une caisse… Le lendemain, direction la coulée du Grand Bronze avec Ber et Lolo, et début du grand trip. Au programme, descentes dans la puff, saut périlleux arrière, et 360° sur le Big Air histoire de montrer aux locaux qu’on est pas là pour faire de la figuration, bon ok les réceptions de ces deux sauts ont failli nous faire faire de la figuration au CHU de Grenoble..

Après quelques descentes, tradition oblige, le vin chaud, avec la binouze, et la clope ( on en a descendu plus que de pistes !) La journée de ski continue, et vers 17h30, on rentre doucement. Le soir, comme Chamrousse est une station environ 3 fois comme Paris, les activités ne manquent pas ! Au choix : Deux pubs, une boite, trois restos, une boulangerie, et 5 magasins de ski…Donc on arrive au pub !
Ouahhh ! Une catégorie de cool en binômes jusque là inconnue, le couple parfait : La chagasse de 17 ans en vacances, voulant se faire tirer par l’idole de la station , le jeune cool pisteur habillé avec un short, un chapeau, et un tee shirt ( genre « je suis un local, le froid je connais bien… »).
Ber montre au minots comment on vide une bière, Lolo comment on drague une meuf, et moi comment on rotte…. Bref, , on se rend compte que ce pub est pourri, et que si on veut profiter de la neige, il vaut mieux aller se pieuter. Le lendemain, temps de merde ! On se croirait dans le cul du yeti… Ber reste couché, Lolo s’habille, fait deux descentes et repart se coucher. Je me retrouve seul, en pleine méditation. Autour de moi, du blanc, uniquement du blanc, la pureté de ce paysage se mêle parfaitement à la douce mélodie du Cygne de Saint Saens que j’écoute sur mon télésiège. Une seule ombre au tableau, le postérieur de ma voisine de gauche d’origine teutonne ayant légérement tendance à vouloir me faire tomber. Arrivé en haut, changement de son, il me faut quelquechose de plus agressif pour attaquer dans la snow ! Je trippe en pensant à Olive en balançant du MacAnuff à donf sous le bonnet, et je finis le cul dans la neige completement perdu, à penser alors à Ber qui me répète sans cesse (« T’as vraiment un sens de l’orientation de merde ! ») . Après quelques détours, je me retrouve enfin en bas de la station. Fin de journée sur le canap, avec le sauciflard, et les cahuetes, à mater Beverly Hills. ( A noter cette formidable réplique de Brandon à son prof d’histoire : « Vous avez un beau costume », Réponse du prof, « Non, je ne l’aime pas beaucoup », Réplique de Brandon : « Mais vous le mettez en valeur ! »)… A suivre ( je vais manger, et la pizza quatre fromages m’a grave manqué)