Karma Profusion
Hello every body !
Bon, j’espère que ce weekend a été cool . De mon coté, weekend super cool ! Soirée karaoké samedi à chanter qui m’a donnée des idées sur le comportement du cool dans ce genre d’endroit. Ce qui est trippant, c’est d’arriver et de se faire passer pour le chanteur d’un groupe qui cartonne. Y a plein de monde dans ce genre de repères qui poutrent, ce qui fait que tout le monde fait courir le bruit qu’il y a une star dans le bar.
Forcément, le but est de se faire passer pour un groupe à la mode que personne n’a jamais vu, genre « The Pinschers » ou « Karma Profusion », c’est des noms que les jeunes kiffent parce que ça leur donne l’impression qu’on est Américain ou mieux encore plus cools, des surfers Australiens, le genre de mecs cools qui surfent une partie de l’année, et qui boivent de la bière en jouant de la gratte sur la plage l’autre moitié, bref des dieux ! Ensuite, au bout de dix minutes, il est important de choisir une chanson connue que tout le monde pourra chanter dans le bar. Il faut s’inscrire sous son nom de scène (« Karma Profusion » marque bien les esprits), histoire que le DJ ( pardon le garçon de café se prenant pour un cool sous prétexte qu’il a un teeshirt FBI (Female Body Inspector) et quelques chansons qu’il mixe encore moins bien que sur Winamp) nous annonce haut et fort à la façon DJ dans les soirées Beaufs.(En général ça fait un truc dans le style « Bonsoir à toutes et à tous,…est-ce que vous êtes là ce soir ?….J’entends rien…Est-ce qu’il y a des filles ce soir ?….Les filles, vous aimez les beaux mecs ?…Alors on applaudit bien fort Karma Profusion…. » .
Vous arrivez au micro, et première chose à dire, c’est : « merci d’être là ce soir, on est tous les soirs à la Cigale jusqu’au 8 février! ». Ensuite, on demande vite fait à deux trois hystériques de venir chanter avec nous sur du Vivo per Lei ou un truc dans le genre YMCA), et ensuite on laisse la gamine s’égosiller sur le mike. Pendant ce temps, on boit une bière derrière elle histoire de se donner un peu de contenance tout en se focalisant sur les vocalises de fond, indispensables dans ces tubes interplanétaires (en général, c’est souvent à base de mots cools du style « yeeaah » ou « wouhouhouhou… »).
On applaudit la jeune Priscilla bien fort en lui disant que c’est pas mal pour une première fois, qu’à ce rythme là , qu’elle pourrait progresser et peut-être même se faire inviter à l’un de nos concerts, et même nous rencontrer dans un trip « Fan de ». Ensuite, on kspea (on parle en verlan Anglais) avec la meuf en lui sortant des trucs bidons dans le genre « Ouais, on pense à faire un break pour se lancer dans un trip solo, histoire de faire un style qui nous plait vraiment… Tu sais, c’est très important de vivre ses passions à 200%, dans ce métier c’est comme une vague que tu rides, en dix secondes tu peux déraper et te retrouver noyé ! Forcément l’autographe est demandé. Et là, c’est la frite sur le Macdo, le nom parfait, du style « Nathan Ross » ou « Peter Van Macsteve »…