Petit déjeuner ...
Hello,
j’arrive au bureau, il est 11h alors pas de précipitations. Chaque chose en son temps, d’abord, café, ensuite mail, ensuite blog, ensuite manger, ensuite quatre temps, ensuite mail, ensuite blog, puis vers 15h on attaque…C’est ce que je me tue à expliquer à mon entourage, je ne glande pas ! Je gère mon temps de manière à apprécier mon travail. Ce matin, par exemple, j’étais convié à une présentation au palais Brongnart ( à la Bourse…) à 8h30. J’arrive devant les hôtesses qui me demandent mon nom, je le donne avec un léger sourire, et la meuf me dit que je ne suis pas sur la liste. Elle me fait un badge que j’accroche fièrement tel une médaille des Jo. Je ne l’ai pas compris au départ, mais il s’agissait d’un badge de l’organisation, alors quand les partons des organisateurs sont venus vers moi pour me demander comment ça se passait ?, j’ai répondu tout naturellement, « les pains au chocolat sont très bons…. »
Lorsque d’autres personnes sont arrivés portant les couleurs de leur entreprise, j’ai compris que depuis le début, je me plantais… J’enlève ce vilain badge manuscrit et part récupérer celui qui m’attendait sur le bureau des invités. Je l’accroche encore plus fièrement que le précédent. Je passe quelques minutes adossé contre un mur avec mon cawa, une gaufre, un pain au chocolat et quelques fourrés à la crème, j’évite brillamment les miettes essayant de salir ma tenue de jeune cool bossant dans la banque, quand mes boss arrivent. On me dit que je ne perds pas de temps, alors plutôt que de sourire bêtement avec du chocolat plein la bouche, je cite Christelle Heurtault ,« La patience c’est comme le chocolat, on n’en a jamais assez… ».La présentation commence. Je me retrouve au premier rang , et là un mec vient se poser à coté de moi. Je me dis « pff, il va piquer l’accoudoir… » , alors je m’empresse de marquer mon territoire en posant le reste de mon pain au chocolat sur le repose bras, quand soudain, il me dit, « Bonjour je m’appelle Monsieur P.., vous êtes de quelle société ? », je me présente à mon tour, et il commence à me bassiner sur le fait que c’est lui qui organise, il veut savoir si j’ai du fric à mettre dans sa boite…blablabla… Dilemme donc, est ce que je l’envoie chier en continuant à manger mon breakfast sachant qu’il peut être un client potentiel, où est ce que je continue à faire oui de la tête en faisant croire que je comprends quelquechose à ce qu’il raconte. Réponse 1, je lui dis que j’ai l’habitude de traiter avec des clients bien particuliers qui n’ont rien avoir avec lui. Après une brève musique de présentation genre les oscars, pendant laquelle je m’imaginais entendre mon nom pour une nomination pour le blog de l’année, la réalité revient lorsque les chiffres de l’économie s’affichent en grand sur l’écran…Beurk, y avait même pas d’images. Je m’efforce de rester éveiller en prenant des notes histoire de me donner une certaine contenance, rien à faire, le buffet de viennoiseries a eu raison des discours de Greenspan. Petite sieste qui s’achève par les applaudissements. Je sursaute, me met à applaudir, quand un organisateur annonce « Merci d’être venus si nombreux, je vous laisse profiter du buffet. »
Wouhou, mon instinct animal revient à une vitesse déconcertante. En moins de dix secondes, je suis devant les buffets qui ont été mis à jour. Au programme, sala de fruits, cocktail de fleurs (bon d’accord, en fait c’était des vases avec des fleurs dedans, mais j’ai failli me faire avoir ), omelettes, bacon, jus de fruits… Je m’abandonne au rayon fruits quand une asiatique s’appelant Nem vient vers moi. ( C’est cool comme nom Nem ).J’hésite à lui demander si elle fait partie du buffet, mais je reste courtois. N papote cinq minutes sur la présentation, « vous avez aimé ? », Je me mouille pas trop, « oui beaucoup », question suivante, « Quel est le passage que vous avez préféré ? », réponse un peu moins délicate, « celui où on nous invite à rejoindre le buffet », la fille rigole et me laisse à mes occupations gastronomiques. Je rejoins le vestiaire, et direction le subway. Là, un mec qui devait être bourré arrive à se casser la gueule devant le métro. attroupement, « Ca va monsieur, vous ne vous êtes pas fait mal ? » , Réponse de l’arsouille, « Si, j’ai mal à la jambe ». Le cinéma à la Ravanelli dure cinq minutes, une vieille vient lui dire qu’elle a réussi à se faire arrêter 2 jours quand ça lui est arrivé, elle lui conseille d’aller directement à l’hôpital puis de prévenir son assurance en disant qu’il s’est blessé en allant au travail…Ce fénéantisme des français me choque, moi qui travaille tant, qui n’a pas une minute à moi, c’est vraiment lamentable des comportements pareils. Bref, en gros il est 14h15, et j’ai pas encore commencé à faire quoi que ce soit.
Donc on y go. Poutous