Seven to One...
Hello tout le monde, je suis décalqué… Hier soir, direction Paris après le travail, je prends titine, je lance la Oreja de Van Gogh, je monte le watt, et clac, dans les bouchons… Je décide de me faire un concerto dans la voiture, ce qui attire sourires et rires dans les voitures proches de la mienne. Au bout d’une demi heure, j’avais fait deux kilomètres, je décide de manifester ma mauvaise humeur en changeant de style musical, je mets le cd de system, j’ouvre les fenêtres et je me fais un concert de métal fenêtres ouvertes. On arrive porte Maillot ( Titine et moi). Une nugget fait la circulation d’une manière fort intéressante : un talkie walkie tendue à l’oreille de sa main gauche, le sifflet à la bouche et une main droite qui remontait son pantalon trop grand pour elle, moralité : le mec au bout du talkie devait avoir les oreilles défoncées par le sifflet, elle, ne devait rien entendre, et nous on essayait de voir si on devait passer ou non, mais ses mouvements ne voulaient absolument rien dire…On a donc ajouter à tout ce bordel une vingtaine de klaxons, c’était assez trippant !
Au bout d’une heure j’arrive enfin avenue Matignon où je devais rejoindre des potes de Tours pour le vernissage d’un peintre indien qui ressemblait Six killer, et pour finir au Nirvana Lounge. De nature très ponctuelle, j’arrive une heure avant eux. Je décide d’aller faire mes provisions de clopes, un petit pissou, et c’est parti pour l’open bar champagne.
On dit que les seven to one sont les soirées pour les cadres qui sortent du bureau, pfff, tu parles, c’est encore pire que la campagne BDE ! Deux cents assoiffés et surtout assoiffées qui te bousculent pour avoir une flute de champagne et une tranche de mortadelle !! Et j’adore le principe d’open bar qui dure 40 minutes ! En gros, c’est ça la communication, tu mets une meuf supra belle sur un flyer avec écrit Cocktail, buffet et champagne à volonté, et tu te retrouves dans la ferme, avec une flute, trois cacahuètes et une tranche de jambon ! En plus, les « cadres sortant du bureau » sont tous bien évidemment pas rentrés chez eux, tu te retrouves dans la file d’attente avec des mecs puant la transpi, parlant business , pff…ça entraîne pas à la relaxation tout ça. Donc, au bout d’une heure, le cocktail se termine, le Perrier repasse à 10 euros, et tout le monde se barre au vernissage cent mètres plus loin pour se faire payer des verres.. Forcément je fais pareil.
J’y retrouve Jack, Seb, Arnaud et Xav, en train de siroter du jus de chewing gum dégueulasse. Je fais un tour, histoire de voir les peintures, et autres créations abstraites, puis je me retrouve face à un mec des Queers, et le sosie de Mario Bros. Ambiance sympa, musique brésilienne, déco high Tech…Je vais faire un tour en bas pendant que les autres finissent leur breuvage, et j’arrive dans une salle où une fille, 28-30 ans était en plaine méditation devant une toile. ( Le genre de meuf à traîner avec Lagerfeld…). Je me dis « ouais, ça c’est une épreuve pour moi ». Je m’approche doucement, et lui murmure « vous aimez ? », elle sursaute, et se retournant, me répond, « Euh oui, j’aime sa façon d’exprimer un sentiment de chaos à travers les couleurs chaudes dans ses peintures. » Une chance pour moi, Arnaud avait discuté avec le peintre dix minutes avant et lui avait demandé ce qu’il avait voulu représenter… Je m’empresse de répliquer à la jeune mannequin, « Si je peux me permettre, les couleurs chaudes ne sont qu’une partie de son oeuvre, qui comporte de nombreuses toiles mêlant vert et le bleu, et donnant un sentiment de plénitude et de sécurité totalement à l’encontre de la toile que nous avons devant nous. » Surprise ou séduite par mon intérêt pour l’artiste, elle me dit, « Connaisseur ? », je lui réponds « Amateur.. » (cette phrase de Taxi passe à chaque fois !). Elle me demande ce que je fais dans la vie, alors forcément je pas lui répondre que je bosse en banque, ça enlèverait toute la magie que je venais de créer entre nous. Je lui réponds donc que je suis en quête de beauté, que Paris est une ville magnifique dans laquelle se trouve des œuvres inestimables, pouvant faire naître des émotions insoupçonnées…(Ca m’a fait penser à la seine entre Val Kilmer et Elisabeth Shue dans le Saint quand ils sont devant la statue…)La discussion devient vite inintéressante, et je laisse la jeune femme en compagnie de son imitation de Lamarthe, et son verre de chewing gum.
Je retrouve les autres et on bouge au Nirvana Lounge pour finir la soirée ( il n’est que 23h !)Arrivés sur place, pas grand monde à part deux hystériques en jupe en train de nous faire un remake de Tatoo (All the things she saids.. All the things she saids..running through my head…). Bref rien de très passionnant… Vers 23h30, une jeune fille se met à danser toute seule ? Je lui tends la main pour l’inviter à danser. Après deux minutes de folie, elle me fait un grand sourire, en me disant que je danse bien. Je lui dit « c’est la partenaire qui fait tout ! », joli sourire, elle me demande mon nom, moi le sien, blablabla…tu veux boire quelquechose…blablabla…(quoi un Perrier à 10 euros !!! pff… ils se font vraiment du fric sur tout …). On papote, et tout le monde se barre verre 0h20. Je lui laisse mon numéro de téléphone au cas où et je repars en direction de titine. J’arrive dans la voiture, un petit coup de tuning sur RTL, nuit Blues ! Ca c’est cool pour un paris by night. Je démarre, arrivé sur les Champs, une 206cc intérieur cuir rouge s’arrête à coté de moi, et deux mecs de 27-28 toujours me demande si je sais où se trouve le Pink Paradise. Je venais de passer devant alors forcément, je lui réponds « demi tour, première à gauche, et première à gauche à nouveau ! ». Le mec ravi me fait un clin d’œil du style « coquin va, je sais où tu passes tes soirées toi ! ». Je repars tranquillement en chantant du blues sur l’A13 en me remémorant cette soirée assez originale…
(Pour ceux que ça interesse, le site de l'artiste: www.chayan.com)